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Sommet des Amériques 2001 |
mai 2001 |
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ARCHIVES PAMH |
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Une rencontre au sommet. Une nouvelle Amérique. Une nation à la dérive par Dan Albertini |
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une rencontre au sommet Le sommet des Amériques (Québec 2001) a été pour plus d'un l'occasion de mesurer son degré d'émotivité et de compréhension. Certains motivés par un patriotisme parlaient de souveraineté, d'autres plus inquiets pour leur sécurité d'emploi auscultait l'aspect économique et une troisième classe plutôt libérale parlait de possibilité d'expansion. Même le premier Ministre du Québec testait le sel de sa nation. Ce sommet a été aussi l'occasion pour mesurer l'influence du nouveau président américain Mr. Georges W. Bush. De plus, malgré la controverse, les deux hémisphères de l'Amérique, après l'ambassadeur canadien Gilles Bernier, persistent et signent au sommet. Jean Bertrand Aristide président d'Haïti. Cependant, trois conditions incontournables: liberté totale de la presse, renforcement de l'opposition, partage du pouvoir, une définition claire de la démocratie américaine.
Le président Jean Bertrand Aristide garde ses distances avec la communauté haïtienne de Montréal. L'agenda du sommet des Amériques - Québec 2001- ne prévoyait aucune rencontre, ni escapade du président Aristide vers la communauté haïtienne de Montréal. Une brève analyse menait à une seule déduction. Sept ans après sa dernière visite auprès de ce qu'il appelle les diplomates du béton à l'aréna Maurice Richard, le président Aristide donnait l'impression de fuir cette communauté qui, plus habituée à la rationalité économique aurait certainement nourri des questions redoutées par l'ancien vicaire de St. Jean Bosco. Le prétexte de la sécurité excessive ne serait pas à la décharge de Titid qui, à l'époque de son surnom de prophète, défiait les foules. Où est donc passé cette belle assurance ? Les adversaires politiques de Lavalas se réjouissent de cette séparation apparemment consommée tandis que les partisans se mordent les doigts. Les réflexions se font à ciel découvert des deux côtés, ce qui alimente amplement la petite histoire.
Cette nouvelle conjoncture nous impose deux sérieuses questions : |
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1- Qu'est-ce qui a pu se passer pour que le sevrage soit si apparent, puisque Montréal ne fait pas parti de l'agenda du Président Aristide, même après sept ans?
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2- Pourquoi le candidat lavalas, une fois devenu chef d'état, n'a-t-il pas tenu sa promesse d'offrir la double citoyenneté à la diaspora tandis qu'il s'est servi de son pouvoir pour défaire l'armée? |
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Q ue se passe-t-il donc dans les missions diplomatiques haïtiennes au Canada? Le sommet de Québec, s'il a permis de découvrir le manque de transparence dans l'attitude des grands dignitaires de cet hémisphère, vu d'un aspect plus restreint, il a permis de découvrir l'incompétence, l'ignorance et la peur qui règnent dans les missions diplomatiques haïtiennes au Canada (notons que le poste d'Ambassadeur est resté vacant depuis le décès de mr. Ambroise). Le consulat et l'ambassade d'Haïti ne pouvaient ou ne devaient pas donner des informations qui pourtant ont été diffusées dans les média en Haïti. Qui donc peut être à l'origine de cette tentative de ballonner la diplomatie haïtienne au Canada - Quelle raison stupide peut justifier une telle aberration -? Si la Ministre conseillère de l'ambassade à Ottawa ne pouvait exercer son devoir de remplaçante du chargé d'affaires, c'est son arrogance qui dérangea le plus: <<si vous voulez avoir des informations, prenez l'avion ou prenez votre voiture pour vous rendre à Québec. Disons qu'on avait le choix entre l'arrogance et la peur, un mélange intolérable dans une mission diplomatique qui avait déjà référé les bleus poudres (des humoristes québécois) au bureau de la présidence en Haïti. Le manque de transparence devient viscéral au point d'embourber les efforts de communication.
Selon le Ministre Lesly Voltaire, c'est un mal qui ronge la diplomatie haïtienne et qui a été pointé du doigt par le président Aristide. Celui-ci, toujours selon le ministre Voltaire, a rendu responsables, ces fonctionnaires et diplomates, de l'image négative du Gouvernement (lavalas) et un certain échec lié à l'incompétence et un manque d'information. Le grand ménage s'annonce orageux dans les prochains jours.
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L es assassins de Jean Dominique. Qui peuvent-ils être? Qui donc peut tenir la presse et la société sous sa coupe réglée? Celui qui sous J.C. Duvalier osa crier dans son éditorial: <<on a arrêté kompè Filo>>, n'est plus. Sa mort n'est pas naturelle, on l'a assassiné. Il n'est pas parti seul, il a emporté la presse libre avec lui. Les assassins de Jean Dominique ont assassiné la presse libre en Haïti. Personne ne se commet, on n'ose plus. Les journalistes se remettent à la police qui elle, ne prouve aucune efficacité dans son travail. Dans un petit pays, une petite ville, sur un petit territoire, l'enquête de la justice n'avance pas. L'une des anciennes collaboratrices de Jean Dominique, Liliane Pierre-Paul n'ose plus se prononcer - même à l'extérieur du pays -, elle qui avait bravé les makouts de Duvalier. Interrogée par Roger Petit-Frère l'éditeur du journal, (sur la liberté de la presse en Haïti), elle tenta d'esquiver la question, s'excusant, prétextant être au sommet pour autre chose. Si elle se cachait derrière un prétendu débat controversé, cachant mal son malaise, c'est avec beaucoup de difficultés qu'elle essayait de se retenir, s'inquiétant même à la fin: << …j'espère que je n'ai pas dit quelque chose de compromettant.>> Grégory Casimir, journaliste à Radio Haïti inter, cachait mal son malaise en abordant la même question. C'est avec un front plissé et symboliquement les doigts entrelacés, qu'il finit par lâcher:<< si on a assassiné Jean Dominique qui peut être à l'abri.>> Serait-on revenu à l'époque où Radio Métropole préférait parler de l'étranger que des choses du pays?
Si l'éditorial du 28 mars 99 de Jean Dominique avait causé, en terme financier, une perte de revenu publicitaire (d'une des grandes banques) pour Radio Haïti, il domine encore les pensées de Grégory Casimir, ce journaliste qui n'arrive pas à exprimer ce qui parait plus que des soupçons. Si la justice n'arrive pas à conclure son enquête, que se passera-t-il donc dans ce pays où la jeunesse est cernée par des vendeurs de drogues, par les problèmes sociaux, par des problèmes de santé. Les gens sensés finiront-ils par se mettre d'accord pour sauver, ne serait-ce que l'honneur de la nation? La justice du pays ne peut plus être l'objet d'improvisation à l'image de chef d'état s'inspirant trop souvent d'émissions de radio et de télé écoutées simultanément. Il y a là un problème de vision. |
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Le sommet des Amériques (Québec 2001) a été pour tous une triste révélation. Haïti est classé avec le Nicaragua comme les deux pays les plus pauvres de cet hémisphère. Non parce que, dans le cas d'Haïti, nous manquons de ressources mais parce que les Haïtiens attendent l'intervention d'un casque bleu pour initier le dialogue entre eux. Une situation qui met l'état dans l'incapacité de négocier confortablement le financement du développement du pays (une situation qui rend l'état faible). Après analyse de la situation et à la lueur de notre conversation avec le ministre (du MHAVÉ) Lesly Voltaire, (ancien chef de cabinet du président Aristide en 95), qui accuse la convergence d'avoir amputé de 60 jours le mandat du président - ce qui était prévisible depuis l'administration Préval qui n'avait pas su intégrer l'opposition dans l'étalage budgétaire -, nous pouvons ainsi étaler par hypothèse le sens de la crise haïtienne. Trois nœuds handicapent le pays dont le principal est le problème du financement de l'opposition.
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La symbolique de Bazin. La Présence de Bazin au ministère du plan dans un gouvernement Aristide est plus que symbolique. C'est un scénario qui se doit d'être très réaliste dans la conjoncture actuelle. Elle prouve que quelque chose a changé et ce pour le meilleur, avec ces deux hommes qui partagent plus d'un point en commun (réf. Miser sur l'homme de Bazin, 1990 et investir dans l'humain de J.B. Aristide, 2000)
Je crois Bazin sincère, il vient d'une lignée de nationaliste. Sa vision est plutôt internationale. Cependant, il devra être surveillé de près pour ne pas déclencher une crise sociale inutile sous le signe de la rationalisation. Il devra dépasser sa symbolique, être plus que mr. clean. Il doit être mr. Efficient. Le poids pèsera lourd sur les épaules de "l'homme des Américains" qui par affinité est mieux placé pour expliquer à une administration républicaine (et à un nouveau président en période d'apprentissage) les excès de langage passés de Aristide:<<kapitalis sé péché mòtel (capitaliste est un péché mortel).>> Sa capacité de représenter le pays sur les grands panels de discussions économiques afin de rassurer les financiers (puisque parlant leur langage) est un facteur de développement dont le pays a grandement besoin. L'agenda politique de Bazin devra comprendre des points précis :
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© 2010-2011 Journal PAMH ISSN 1925-5551 |
recadré le 10-03-10 |